01.01.2012
Wiener Konzertverein, Das Neujahrskonzert der Wiener Philharmoniker
Premier billet 2012...
Je la ramène dans le titre, comme si je savais parler allemand, alors que je ne sais pas. Pas très correct comme comportement...
Je viens donc d'éteindre la lanterne magique. J'ai regardé comme chaque année ou presque le concert du nouvel an de l'orchestre philharmonique de Vienne.
Pour me mettre dans l'ambiance, et pour exorciser les deux années aux ailes brisées, j'avais commencé par réécouter celui du 1er janvier 2010, qui figurera toujours dans mon esprit comme le point de départ symbolique de deux années qui m'auront beaucoup éprouvé, malgré quelques belles percées de lumière qui transperçaient les nuages. J'aime la magie qui s'exprime dans ces rayons de lumière chaude qui filtrent à travers les nuages sombres, la liberté qui triomphe de l'oppression et la grisaille.
En 2010, cocorico, c'était un français qui dirigeait, Georges Prêtre, comme en 2008. Un des plus beaux concerts après ceux de Carlos Kleiber et de Karajan. Cette année, Mariss Jansons, un letton, un grand chef, un bon concert, avec de l'énergie, de l'enthousiasme, les yeux émerveillés d'enfant de Jansons, mais pas d'excès de raffinement, pas la magie de Kleiber, ni son génie. Mais bon, après les concerts calamiteux de Barenboïm et Welser-Möst ces dernières années, qui fait mieux dans ce répertoire actuellement ? Prêtre, évidemment, et aussi sans doute Manfred Höneck, si on se décidait enfin à l'inviter...
Si vous avez encore dans l'oreille la Feuerfest Polka d'aujourd'hui (pas mal et originale avec le concours des Petits Chanteurs de Vienne), revoyez plutôt celle de Kleiber 1992 (source Youtube) juste ci-dessous. Un dialogue avec les anges. L'expression du génie le plus pur et de la beauté la plus aveuglante (oui, je l'ai déjà écrit, et je le réécrirai encore). Mon cadeau à tous pour 2012.
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30.12.2011
Deux années aux ailes brisées
Les faits sont cruels dans leur objectivité. Mon dernier billet remonte au 29 mai 2010. Je devrais avoir honte, eh bien même pas. Le ressort était brisé.
Un déclic : je viens de recevoir un message de bonne année, qui commençait par "Encore une année aux ailes brisées qui vient de s'envoler". Je trouve la formule très poétique, et je la fais mienne, même si ce sont en fait deux années aux ailes brisées qui s'achèvent. Bon, je ne vais pas raconter ma vie, d'autant qu'elle s'est brisée en éclats tranchants comme ceux du diamant, et que ce n'est pas très gai, et que je suis en train de recoller les morceaux, travail qui nécessite beaucoup de patience et une bonne vision.
Mais là, j'ai envie de nouveau de m'exprimer.
L'esprit vagabonde, quand il commence à redevenir libre. Une pensée en entraîne une autre, puis une autre, un chemin se découvre, on bifurque, on découvre, on part à l'aventure sur ce nouveau chemin de traverse (oui, pourquoi croyez-vous que j'ai choisi le titre de ce blog ?)
Il advint donc que dans ma réponse, je citai Oscar Wilde : " La sagesse est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit" Une citation que j'ai découverte il y a quelques jours, par ce que certains pourraient appeler un hasard.
C'est là que je vous fais le coup de la deuxième citation, pour tenter de vous persuader de mon érudition (heureusement, vous n'allez pas en être convaincus bien longtemps, mon répertoire de citations est encore limité) : "Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rencontres et des rendez-vous", attribuée à Paul Eluard, mais que Cécile m'a fait découvrir lors d'une des séances de chi nei tsang pendant lesquelles elle m'aide à recoller les morceaux, comme dans ses cours de chi-kung où nous essayons à plusieurs de convaincre notre énergie de mieux circuler dans nos corps.
Vous ne connaissez ni l'un, ni l'autre ? Comme vous êtes des esprits ouverts, faites sur internet une recherche avec notre ami Google. Et essayez ! Ca ne fait que du bien...
Ne perdez pas le fil, moi j'assure, j'étais provisoirement sur un chemin de traverse. Je reviens.
Donc, pas un hasard, mais une rencontre. Un jour de Noël, dont je n'attendais pas autant... J'accompagnais Maman pour une sortie de sa maison de retraite, manger chez de ses amis fidèles. Quand on n'a envie que de se terrer sous sa couette, on y va avec le sentiment de faire son devoir filial (terrible, ça, le devoir filial, j'y reviendrai un de ces jours). Et là, la discussion s'oriente vers la fille de ces amis, dont j'apprends qu'elle a écrit un livre au titre prometteur "Si j'osais". On me le montre, je feuillette, je lis quelques passages en diagonale, ça fait tilt, je découvre une personnalité et des passages qui me parlent... Le soir même, je commande sur internet. Et je commence à dévorer dès que le site très performant (non, pas de pub) m'a fait parvenir rapidement le livre.
Pour paraphraser Johnny (je vous promets, c'est la dernière fois), la citation d'Oscar Wilde, elle vient de là.
Je n'ai rien à y rajouter, tellement je ressens que tout est dit.
Bon, à la prochaine, c'est l'heure de manger ! Pour garder l'esprit sain, mon corps doit être sain et nourri...
12:49 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
29.05.2010
Merci Thomas !
Ce blog est une maison ouverte, à l''amitié et aux contributions.
Merci donc à Thomas qui m'a fait passer une photo de puits... avec une porte, parce qu'il faut que je vous dise : Thomas, son truc, c'est les portes, et pas seulement à midi (d'ailleurs, à midi, il fait comme tout le monde, il mange...)
Allez-donc visiter son blog "Midi à sa porte" (vous le comprenez maintenant, le coup du midi ?) http://midi-a-sa-porte.hautetfort.com/ . En plus, il est beaucoup plus consistant que le mien... un vrai pro...

12:50 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : puits
La musique incarnée
1989 avait bien commencé : pour la première fois, Carlos Kleiber dirigeait le concert du nouvel an à Vienne. Un moment de grâce et de beauté, qui tranchait singulièrement sur le ronron et la médiocrité des 14 années précédentes, si l'on excepte le concert magnifique dirigé en 1987 par Karajan.
Puis, ça s'est gâté, surtout pour Karajan, qui a posé définitivement sa baguette en août.
Et puis, ça s'est bien fini, puisque le Mur de Berlin est tombé le 9 novembre. Mais ceci est une autre histoire, et nous en reparlerons une autre fois.
Là je veux vous parler de Carlos Kleiber. Et surtout vous le faire voir et entendre. Pour sa biographie, voir par exemple sur Wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Carlos_Kleiber
Pour moi, c'est un extraterrestre venu sur terre pour apporter et partager la beauté et la grâce par le moyen de la musique, totalement incarnée, tellement ciselée, si vivante. Un parcours atypique. Empêché par son père, l'un des plus grands chefs du début du vingtième siècle, de suivre le chemin paternel, il suit d'abord des études d'ingénieur, avant de revenir à la musique. Il commencera par diriger des orchestres provinciaux en Allemagne, avant de connaître une reconnaissance internationale dans les années 1970. Pour les difficiles relations entre le père et le fils, qui éclairent singulièrement sa personnalité,voir http://sites.radiofrance.fr/francemusique/em/grandes-figu...
Karajan disait de lui : Kleiber ne dirige que lorsque son frigo est vide... Bien entendu, il y a une raison (il y a toujours une raison) :
Extrait d'un témoignage extrait de l'article Wikipedia cité ci-dessus : « Certains chefs d'orchestre ne font les choses que lorsqu'ils le décident. Pour Kleiber, c'est différent. Il ne s'agit pas du quand il veut interpréter une œuvre ; mais de comment il sent une œuvre. Tout paraît extrêmement difficile, et force est de dire que chaque pièce qu'il a dirigée est née d'un terrible conflit personnel ». Oui, c'était quelqu'un qui ne se servait pas de la musique pour sa gloire, mais parce que c'était pour lui une absolue nécessité, qui le faisait souffrir. Un don de soi absolu.
Il disait vouloir passer la fin de sa vie sous un arbre à boire, manger et faire l'amour. Un programme qui donne envie...
Cette vidéo (merci Youtube) provient du concert du nouvel an 1992. Carlos Kleiber est déjà marqué par la maladie, mais c'est un concert absolument fabuleux, autant à écouter qu'à voir. Même pour ceux qui n'aiment pas cette musique, une leçon de direction d'orchestre, avec des moments de totale implication, de joie et de souffrance, de contrôle absolu et des moments où il "laisse faire" parce que ce n'apporterait rien de faire plus, et toujours en totale osmose avec l'orchestre. Un leçon de management, d'un autre point de vue...
J'ai choisi l'ouverture du Baron Tzigane, parce que la mélodie me rappelera toujours le jour du quarantième anniversaire de mon père, et qu'elle reste gravée dans mon coeur...
Dédicacé à mon père, bien évidemment. Et pour la recherche d'absolu, à vieille amie.
11:58 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique, carlos kleiber


